Histoire et institutions

Capitale de l'Ukraine : pourquoi Kyiv, et comment la ville l'est devenue

La capitale de l'Ukraine est Kyiv, que le français écrit encore souvent Kiev. L'article 20 de la Constitution de 1996 le dit en une phrase, et la ville porte ce rôle depuis 1934. Mais ce n'est pas aussi simple qu'il y paraît : l'Ukraine a eu d'autres capitales, Kharkiv a gouverné la république soviétique pendant près de quinze ans, et le nom lui-même fait l'objet d'un débat de transcription.

Kyiv est la capitale de l'Ukraine selon l'article 20 de la Constitution, et une ville à statut spécial au même rang administratif qu'un oblast. Avant elle, la fonction a été exercée par Tchyhyryn, Baturyn, Hlukhiv, Lviv et surtout Kharkiv (1919 ou 1920 à 1934). En 2026, le ministère français des Affaires étrangères déconseille formellement tout voyage en Ukraine, Kyiv comprise.

La réponse courte

Kyiv est la capitale de l'Ukraine, et la plus grande ville du pays : environ trois millions d'habitants selon les estimations les plus récentes, un chiffre difficile à fixer en temps de guerre (notre dossier sur la population de Kyiv et ses quartiers détaille les écarts entre séries). Elle s'étend sur les deux rives du Dniepr, au centre-nord du pays. La Constitution ukrainienne, adoptée dans sa rédaction du 28 juin 1996, lui consacre une phrase sans ambiguïté.

La question « quelle est la capitale de l'Ukraine ? » se règle donc en un mot. Ce qui mérite un article, c'est tout ce qu'elle laisse de côté : pourquoi deux graphies coexistent, ce que le droit ukrainien prévoit pour la ville, quelles autres cités ont tenu ce rôle avant elle, et ce que signifie le mot « capitale » en 2026 pour un voyageur francophone. Les sections qui suivent suivent cet ordre, du plus simple au plus nuancé.

Kyiv ou Kiev : un nom, deux graphies

En ukrainien, la ville s'écrit Київ, que l'on transcrit Kyiv. La forme « Kiev », que la plupart des francophones ont apprise à l'école, vient de la transcription du russe. La Wikipédia francophone donne les deux, « Kiev ou Kyïv », et rappelle que la chronique ancienne attribue la fondation de la ville à trois frères, Kyi, Chtchek et Khoriv, légende qui a donné son nom à la cité.

Le débat n'est pas que français. Le ministère ukrainien des Affaires étrangères a lancé la campagne #CorrectUA, dont la page officielle oppose une « graphie archaïque de l'époque soviétique », Kiev, à la « graphie moderne correcte », Kyiv, et fait de même pour Lviv, Odesa, Kharkiv, Mykolaiv, Rivne ou Ternopil. Selon la page de l'ambassade d'Ukraine aux États-Unis publiée le 14 juin 2019, la commission américaine des noms géographiques (US Board on Geographic Names) a décidé à l'unanimité de ne plus reconnaître que « Kyiv » comme nom officiel. L'agence Associated Press a annoncé, dans une note de style, écrire désormais Kyiv dans ses textes, légendes et dépêches, en conservant « chicken Kiev » pour le plat.

En France, la pratique reste partagée. La page « Conseils aux voyageurs » du ministère de l'Europe et des Affaires étrangères, mise à jour le 29 septembre 2026, parle de « l'ambassade de France à Kiev ». Sur ce site, nous écrivons Kyiv, la forme ukrainienne, et nous laissons « Kiev » dans les citations, les noms de pages officielles et les anciens titres. Les lecteurs francophones recherchent d'ailleurs les deux graphies, et c'est pourquoi elles figurent toutes deux dans cet article.

  • Kyiv : transcription de l'ukrainien, forme du ministère ukrainien des Affaires étrangères, de l'AP et des autorités américaines.
  • Kiev : forme française traditionnelle, encore employée par le ministère français des Affaires étrangères.
  • Kyïv : variante avec tréma, mentionnée par la Wikipédia francophone.
  • Kievan Rus', Rus' de Kyiv ou Rus' de Kiev : l'État médiéval garde sa double forme dans la littérature historique.

Ce que dit la Constitution

Le texte fondamental de l'Ukraine, dans la traduction publiée par la base Constitute Project, énonce à l'article 20, juste après la description des symboles de l'État : « The capital of Ukraine is the City of Kyiv », soit « la capitale de l'Ukraine est la ville de Kyiv ». Le texte ne détaille pas le statut de la ville : il renvoie à la loi.

L'article 92 range en effet « le statut de la capitale de l'Ukraine » parmi les matières qui ne peuvent être fixées que par une loi, et non par un simple décret. L'article 118 précise que le pouvoir exécutif est exercé à Kyiv et à Sébastopol par des administrations d'État locales, et que ses modalités particulières sont définies par des lois spéciales. L'article 133, enfin, nomme explicitement « les villes de Kyiv et de Sébastopol » parmi les composantes administratives du pays et leur reconnaît un statut spécial.

Pourquoi tant de précision pour une évidence ? Parce que le droit ukrainien distingue la capitale du reste du territoire. Dans un État unitaire, la capitale est le siège des pouvoirs centraux ; en Ukraine, elle est aussi une entité administrative à part entière, avec un régime de gouvernance défini par des lois spéciales. Le chef de l'administration d'État locale, comme dans les autres subdivisions, est nommé par le président sur proposition du Cabinet des ministres (article 118). La section suivante détaille ce statut.

Une ville à statut spécial, pas un oblast

L'Ukraine est composée, selon l'article 133, de la République autonome de Crimée, de vingt-quatre oblasts et de deux villes à statut spécial, Kyiv et Sébastopol. Cela fait vingt-sept subdivisions de premier niveau, et la capitale en est une à elle seule. Elle est donc distincte de l'oblast qui porte le même nom, l'oblast de Kyiv. Notre guide encyclopédique des oblasts d'Ukraine présente les vingt-quatre oblasts ; Kyiv et Sébastopol relèvent d'une catégorie à part.

Ce détail a des conséquences pratiques pour un lecteur francophone. Quand une source ukrainienne parle de « la région de Kyiv », elle désigne l'oblast, pas la ville. Les statistiques, les alertes aériennes, les budgets et les décisions locales distinguent les deux. Les avis aux voyageurs en tiennent compte, comme nous le verrons plus bas.

Ce statut est un héritage de l'époque soviétique, rappelle la Wikipédia francophone. Il place l'administration locale sous la supervision directe de l'État et explique pourquoi la capitale dispose de compétences que n'ont pas les autres villes du pays.

Les capitales de l'Ukraine à travers l'histoire

Dire que Kyiv est « la » capitale de l'Ukraine depuis toujours est une simplification. La ville est bien le centre politique du premier État slave oriental, la Rus' de Kyiv ; la Wikipédia francophone rapporte que, selon la chronique des temps passés, elle est conquise en 882 par Oleg, un Varègue qui y établit sa capitale. Mais cet âge d'or s'achève brutalement : la ville est prise le 6 décembre 1240 par les Mongols de Batu Khan, puis passe sous le contrôle de la Lituanie, de la Pologne et enfin de la Russie. Elle devient alors une capitale provinciale d'importance mineure.

Entre-temps, le pouvoir politique des Ukrainiens s'est déplacé. L'hetmanat cosaque, l'État apparu au milieu du XVIIe siècle, a eu comme capitales Tchyhyryn (à partir de 1649), Baturyn (à partir de 1663) puis Hlukhiv (à partir de 1708), selon l'infobox de la page anglophone de Wikipédia consacrée à cet État. Les périodes se chevauchent dans cette fiche. Au début du XXe siècle, le pouvoir ukrainien est à nouveau en mouvement, comme le montre le tableau ci-dessous.

PériodeEntitéCapitale(s)À savoir
IXe-XIIIe siècleRus' de KyivKyivConquise par Oleg en 882 selon la chronique ; prise par les Mongols le 6 décembre 1240.
1649-1764Hetmanat cosaqueTchyhyryn (1649-1676), Baturyn (1663-1708), Hlukhiv (1708-1764)Kyiv n'est pas la capitale de l'hetmanat ; les dates des capitales se chevauchent.
1917-1921République populaire ukrainienneKyiv, avec des capitales provisoires de fait (Kamianets-Podilskyi, Vinnytsia, entre autres)La Rada centrale proclame l'indépendance en janvier 1918.
1918-1919République populaire d'Ukraine occidentaleLviv, puis Ternopil, Stanyslaviv et ZalishchykyLviv est la capitale proclamée de cet État éphémère.
1919 ou 1920-1934RSS d'UkraineKharkivLa date de début varie selon les encyclopédies (voir plus bas).
1934-1991RSS d'UkraineKyivLe gouvernement soviétique ukrainien quitte Kharkiv en 1934.
Depuis 1991Ukraine indépendanteKyivFonction fixée par l'article 20 de la Constitution de 1996.

Le tableau montre que la capitale n'a jamais été une évidence fixe. Après 1917, plusieurs États ukrainiens concurrents se sont succédé sur un territoire disputé. La République populaire ukrainienne, qui avait Kyiv pour capitale, a vu son gouvernement s'installer au fil de la guerre dans plusieurs villes : la page de Wikipédia qui lui est consacrée mentionne des capitales provisoires de fait, dont Kamianets-Podilskyi et Vinnytsia. La République populaire d'Ukraine occidentale, de son côté, avait proclamé Lviv pour capitale avant de déplacer son siège vers Ternopil, Stanyslaviv et Zalishchyky.

Femme en trench sombre traversant une vaste place devant un ensemble monumental de blocs de béton reliés par des passerelles, style constructiviste des années 1920 (illustration générée)
Une capitale administrative pensée comme un seul ensemble de blocs : l'architecture constructiviste de l'Ukraine soviétique des années 1920 (illustration générée, inspirée de cette époque).

Kharkiv, la capitale oubliée

De toutes les capitales que l'Ukraine a connues, Kharkiv est la plus récente avant Kyiv et la plus méconnue. Le site Ukrainavi, qui compare les sources, relève que les encyclopédies ne s'accordent pas sur la date de départ : l'Encyclopédie d'Ukraine de l'Institut canadien d'études ukrainiennes indique que Kharkiv fut la capitale de l'Ukraine soviétique « de 1920 à 1934 », alors que la Grande Encyclopédie ukrainienne la fait commencer en décembre 1919 et date de mai 1929 sa fonction de capitale officielle, jusqu'en juin 1934. La Wikipédia anglophone retient décembre 1919 à janvier 1934. Les différences tiennent à ce que l'on appelle « capitale » : le siège réel des organes du pouvoir, ou la décision formelle qui le consacre.

Pour regrouper les administrations de la jeune république, les autorités firent construire à Kharkiv le Derzhprom, la Maison de l'industrie d'État, un ensemble de neuf blocs reliés par des passerelles sur la place de la Liberté. Selon Ukrainavi, qui s'appuie sur les encyclopédies ukrainiennes, l'édifice fut inauguré le 7 novembre 1928, mais le chantier s'est prolongé en 1929. Le Derzhprom n'est pas inscrit au patrimoine mondial : il figure depuis le 27 avril 2017 sur la liste indicative de l'UNESCO, à la demande du ministère ukrainien de la Culture. Pour une visite détaillée de la ville, consultez notre article sur Kharkiv, la deuxième ville d'Ukraine.

Pourquoi le pouvoir est-il revenu à Kyiv en 1934 ? La Wikipédia anglophone écrit que, « confiant dans son emprise sur l'Ukraine », Staline fit déplacer la capitale de Kharkiv à Kyiv en janvier 1934. La version francophone de l'article sur Kyiv avance une autre explication, plus politique : Kyiv aurait été suspecte aux yeux du nouveau régime à cause de ses liens supposés avec les nationalistes ukrainiens, et n'aurait donc pas été choisie d'emblée. Nous n'avons pas pu vérifier ce point à une source primaire : mieux vaut le présenter comme une lecture d'historiens, non comme un fait établi.

Un point mérite d'être gardé en tête. Kharkiv n'a jamais été la capitale de l'Ukraine indépendante ; elle l'a été de la république soviétique. On lit parfois que Kharkiv serait « la première capitale » de l'Ukraine : ce n'est pas exact au regard de ce qui précède, puisque Kyiv fut la capitale de la Rus' et de la République populaire ukrainienne avant elle.

Ce qui fait de Kyiv une capitale aujourd'hui

Une capitale se juge aussi à ses institutions. D'après la Wikipédia francophone, Kyiv abrite les principaux organes de l'État : le Parlement (la Verkhovna Rada), l'administration présidentielle, le palais Mariinsky qui sert de résidence officielle, les ministères, les offices nationaux et la Cour suprême. Le ministère français des Affaires étrangères y entretient d'ailleurs son ambassade, comme l'indique sa page de conseils aux voyageurs.

La ville est aussi une capitale par son patrimoine. La cathédrale Sainte-Sophie, construite au début du XIe siècle sous le règne de Yaroslav le Sage, et la laure des Grottes, vaste complexe monastique, sont inscrites au patrimoine mondial de l'UNESCO depuis 1990. L'UNESCO les a inscrites en septembre 2023 sur la liste du patrimoine mondial en péril, où la fiche du bien les mentionne toujours. Selon la notice, la cathédrale fut conçue pour rivaliser avec Sainte-Sophie de Constantinople et symboliser une « nouvelle Constantinople ». Notre guide des monuments à visiter à Kyiv présente le reste de ce patrimoine.

Femme en manteau beige et foulard clair devant une église blanche à toits verts et coupoles dorées, clocher baroque à droite, cour pavée (illustration générée)
Coupoles dorées, toits verts et clocher blanc : l'image que l'on se fait de la capitale ukrainienne (illustration générée, pas une vue d'un monument précis).

Et la capitale de la Crimée ?

La question revient souvent dans les recherches : « quelle est la capitale de la Crimée ? ». La réponse dépend du cadre. Pour le droit ukrainien, la Crimée est une « partie inaliénable de l'Ukraine » (article 134 de la Constitution), dotée d'une République autonome dont la capitale est Simferopol. La Wikipédia anglophone précise que la péninsule est internationalement reconnue comme faisant partie de l'Ukraine, mais contrôlée par la Russie, qui a annexé la Crimée en 2014 et considère Simferopol comme la capitale de sa « République de Crimée ».

Sur le plan diplomatique, la résolution 68/262 de l'Assemblée générale des Nations unies, intitulée « Intégrité territoriale de l'Ukraine », a été adoptée le 27 mars 2014 par 100 voix pour, 11 contre et 58 abstentions, selon la liste des résolutions publiée par l'ONU. Sébastopol, de son côté, est l'autre ville à statut spécial du pays, au même titre que Kyiv. Pour un panorama du territoire, de l'histoire et du contexte, notre guide de la Crimée et notre dossier sur la démographie de la péninsule restent la référence de ce site.

Visiter la capitale : ce que disent les avis officiels

Savoir quelle est la capitale est une chose ; s'y rendre en est une autre. La page « Conseils aux voyageurs » du ministère français de l'Europe et des Affaires étrangères, actualisée le 29 septembre 2026, rappelle qu'il reste formellement déconseillé de se rendre en Ukraine, quel que soit le motif du déplacement. La mention vaut pour tout le territoire, capitale comprise. Elle recommande aux Français de passage de s'inscrire sur le Fil d'Ariane et de contacter l'ambassade de France à Kiev en cas d'urgence.

Le Foreign, Commonwealth and Development Office britannique, dont la page a été mise à jour le 2 octobre 2026, déconseille quant à lui tout voyage dans toutes les autres régions d'Ukraine, à l'exception de certaines régions de l'ouest du pays pour lesquelles il déconseille les déplacements non essentiels. Kyiv ne figure pas dans la liste de ces exceptions. Il précise aussi que l'ambassade britannique à Kyiv ne peut pas aider en personne et que l'assurance voyage peut être invalidée en cas de voyage contraire à ses conseils.

Cet article ne vous invite donc pas à partir. Il sert à comprendre, à préparer une visite future ou à reporter. Avant toute décision, lisez notre dossier sur le voyage en Ukraine en 2026 : zones accessibles et sécurité, qui reprend les consignes région par région. Et gardez en tête les repères de cet article :

  • La capitale est Kyiv (article 20 de la Constitution) ; la graphie « Kiev » reste courante en français.
  • Kyiv est une ville à statut spécial, distincte de l'oblast de Kyiv (articles 118 et 133).
  • Kharkiv fut la capitale de la république soviétique, de 1919 ou 1920 à 1934, pas de l'Ukraine indépendante.
  • Avant Kyiv et Kharkiv, l'hetmanat cosaque a eu pour capitales Tchyhyryn, Baturyn et Hlukhiv.
  • La capitale de la Crimée, Simferopol, est sous contrôle russe de fait depuis 2014, sans reconnaissance internationale.
  • Les avis officiels de 2026 déconseillent le voyage : relisez-les à la date de votre lecture.

Dernière mise à jour le 7 novembre 2026. Sources lues : Constitution de l'Ukraine, traduction anglaise de Constitute Project (articles 20, 92, 118, 133, 134) ; page #CorrectUA du ministère ukrainien des Affaires étrangères ; page de l'ambassade d'Ukraine aux États-Unis du 14 juin 2019 et annonce de style de l'Associated Press ; Conseils aux voyageurs de France Diplomatie (Ukraine, mise à jour du 29 septembre 2026) ; page du Foreign Office britannique (mise à jour du 2 octobre 2026) ; fiche UNESCO « Kyiv : cathédrale Sainte-Sophie et bâtiments monastiques, laure de Kyiv-Petchersk » ; Ukrainavi, « Kharkiv, Capital of Soviet Ukraine, and the Derzhprom Building » (24 septembre 2026), qui cite l'Encyclopédie d'Ukraine et la Grande Encyclopédie ukrainienne ; Wikipédia (Kiev, Kharkiv, Cossack Hetmanate, Ukrainian People's Republic, West Ukrainian People's Republic, Simferopol) ; liste des résolutions de la 68e Assemblée générale des Nations unies.

FAQ — questions fréquentes

Quelle est la capitale de l'Ukraine ?

Kyiv, que le français écrit aussi Kiev. La Constitution de 1996 le dit en une phrase : « La capitale de l'Ukraine est la ville de Kyiv » (article 20). La ville est capitale depuis 1934 au sein de l'Ukraine soviétique, puis de l'État indépendant depuis 1991.

Kyiv ou Kiev : quelle graphie employer en français ?

Les deux circulent. Kyiv est la transcription de l'ukrainien, défendue par le ministère ukrainien des Affaires étrangères et adoptée par l'agence Associated Press et par la commission américaine des noms géographiques. Le ministère français des Affaires étrangères écrit encore « Kiev » (ambassade de France à Kiev). Ce site emploie Kyiv, sans corriger les citations.

Kharkiv a-t-elle été la capitale de l'Ukraine ?

De l'Ukraine soviétique seulement, et pas de l'État indépendant. Kharkiv a abrité le gouvernement de la RSS d'Ukraine de la fin de 1919 (ou de 1920 selon les encyclopédies) jusqu'en 1934, avant le retour à Kyiv.

Quelle est la capitale de la Crimée ?

Simferopol est la capitale de la République autonome de Crimée au sens de la Constitution ukrainienne. La péninsule est sous contrôle russe de fait depuis 2014, ce que l'Assemblée générale de l'ONU n'a pas reconnu par sa résolution 68/262 du 27 mars 2014 (100 voix pour, 11 contre, 58 abstentions).

Peut-on visiter Kyiv en 2026 ?

Le ministère français des Affaires étrangères, dans sa mise à jour du 29 septembre 2026, déconseille formellement de se rendre en Ukraine, quel que soit le motif. Le Foreign Office britannique, mis à jour le 2 octobre 2026, déconseille tout voyage dans les régions qui ne figurent pas dans ses exceptions de l'ouest du pays, ce qui inclut Kyiv.